Handelingen van de
Koninklijke commissie voor

Bulletin de la
Commission Royale de

TOPONYMIE & DIALECTOLOGIE

Rapport sur les travaux de la commission
en 2012



Madame la Ministre,
Monsieur le Secrétaire d’État,


La Commission Royale de Toponymie et Dialectologie accomplit sa mission scientifique sous le haut patronage de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et de la Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten.
La Commission a comme objectif scientifique l’étude de l’onomastique (toponymie et anthroponymie) et de la dialectologie, particulièrement en Belgique, tant dans le domaine roman que germanique, et la publication de travaux (Bulletins, Mémoires, Tirés à part) relatifs à ces disciplines. Elle assume en outre, une mission consultative; les pouvoirs publics peuvent toujours faire appel à ses avis scientifiques et ne manquent pas de le faire.

Réunions statutaires

Les réunions statutaires ont eu lieu les 6 février, 21 mai et 29 octobre 2012 dans les locaux du Palais des Académies à Bruxelles (rue Ducale 1). Il y a eu six réunions de section (dans chacune des deux sections les 6 février, 21 mai et 29 octobre 2012), une séance plénière (le 6 février) et deux réunions (communes) du bureau les 21 mai et 29 octobre 2012.

Réunion extraordinaire du Bureau

Le bureau de la CRTD s'est réuni en une séance extraordinaire le 24 août 2012, qui a également eu lieu dans les locaux du Palais des Académies à Bruxelles. Cette séance était entièrement consacrée aux problèmes liés à la cessation des activités de l’Imprimerie Michiels.
Le gérant-propriétaire nous en avait averti par lettre fin juin 2012. Peu après on s’est mis à la recherche d’un imprimeur-éditeur, capable de nous rendre à la fois le service d’impression, d'administration de nos abonnements, de vente (promotion publicitaire & expédition) de nos publications et de gestion/emmagasinage du stock.
Après de nombreuses concertations, de comparaison d’offres et l'obtention de renseignements supplémentaires, bref: après mûre délibération, le bureau de la CRTD a pris le 20 septembere 2012 la décision consensuelle de confier l’édition des ses publications à la Maison d’édition Peeters à 3000 Louvain.

Communication faite à la séance plénière

Bram VAN NIEUWENHUYZE en collaboration avec Andy RAMANDT, Toponymes cardinaux et orientation dans l'espace dans les Pays-Bas méridionaux avant 1800

Communications faites à la section wallonne

Jean GERMAIN, Le loup dans la toponymie wallonne : entre mythe et réalité

Le texte complet est paru, sous le même nom, comme article au Bulletin de la Commission Royale de Toponymie & Dialectologie LXXXIV (2012) : 136-155.

Jérémie DELORME, L’édition des sources toponymiques de la Belgique romane (1re phase : la province de Liège). Un état des travaux en cours

Le conférencier présente un projet de recherche intitulé Patrimoine toponymique belgoroman. Édition des documents toponymiques de la Belgique romane. Ce projet, dont il est le concepteur, est promu par Madame Marie-Guy Boutier ; commencé au printemps 2011, il se développe dans le contexte institutionnel de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège et bénéficie de l’appui financier du Fonds National de la Recherche Scientifique. Sa phase actuelle, qui porte sur la toponymie de la province de Liège, atteindra son terme au printemps 2013 et aboutira à la publication d’une structure lexicographique, de type dictionnaire, intégrant une nomenclature d’environ sept mille toponymes. Jérémie Delorme a sélectionné ces entrées d’après la nomenclature fournie par les quelque trente feuilles qui, au sein de la série au 20 000e de la Carte topographique de la Belgique, couvrent le territoire formé par l’intersection de la province de Liège et de la région de langue française.
Pour chaque toponyme porté en entrée d’article, Jérémie Delorme non seulement fouille les travaux de toponymie wallonne cités dans les bibliographies de référence, en accordant la priorité de ses investigations aux travaux reconnus pour leurs qualités, mais explore également les travaux inédits que constituent, parmi les mémoires de licence, ceux qui répondent à la même exigence de qualité. Les analyses que les auteurs de ces travaux ont consacrées aux toponymes sont alors reversées dans la structure lexicographique élaborée par Jérémie Delorme, ce dans un cadre systématique (chaque article est structuré à l’identique et contient des informations relatives à la forme, au référent et à la formation du toponyme, énoncées dans une formulation homogène et concise) mais à l’écart d’une visée critique (Jérémie Delorme ne se prononce pas sur le bien-fondé de ces analyses).
Ce projet tend vers deux objectifs pratiques : dresser un état des lieux des recherches toponymiques menées jusqu’à présent dans la province de Liège ; par défaut, pointer les unités toponymiques qui, parmi les toponymes portés sur la carte topographique, ont jusqu’à présent, au vu du contenu des travaux dépouillés, échappé à la sagacité des toponymistes, et dégager une typologie de ces unités manquant à l’appel (unités toponymiques et types toponymiques sur lesquels il pourra alors sembler souhaitable de suggérer aux toponymistes qu’ils axent des recherches futures).

Jean GERMAIN, L’évolution orthographique du nom des communes de Wallonie depuis 1795

Il s’agit de la présentation encore provisoire d’un projet un peu dû au hasard, par ailleurs très proche des préoccupations et des objectifs de notre Commission, mais qui ne s’intéresse pas directement à l’étymologie des noms de communes wallonnes. Celles-ci sont bien sûr nées des anciennes communautés villageoises d’ancien régime. On s’est senti interpellé par le sort réservé non pas aux communes elles-mêmes, mais à leurs noms identitaires, et cela depuis leur fixation officielle sous le régime français. L’étude de P. Lentz, Notice sur les nomenclatures légales des communes de la Belgique sous les gouvernements français, néerlandais et belge, dans le Bulletin de la Commission centrale de Statistique 11 (1869), p. 1-203, en est la base.
Plusieurs listes officielles rythment les débuts de l’état belge (1836, 1848 et 1860), après deux listes établies sous le régime français (1795, puis 1801-02) et une assez tardive sous le régime hollandais (1827–1828).
On a recherché tous les textes légaux, publiés au Moniteur belge, relatifs à l’orthographe des noms de communes ; ces listes de références n’avaient pas pour but premier de dresser une liste officielle de noms ; ce sont en fait des listes en marge de codes électoraux qui en tenaient lieu. Il en existe à peu près une tous les dix ans, de 1868 à 1972. Vient alors l’arrêté royal de 1975 portant fusion des communes, particulièrement déterminant pour la toponymie officielle, avec ses créations et ses compositions de noms de tous types. Enfin, suite à la régionalisation, la réforme de la nouvelle loi communale de 1988, et une dernière liste de 1992.
La plupart des divers dictionnaires administratifs qui ont jalonné les deux siècles d’existence de la Belgique, depuis la création de l’Etablissement géographique de Bruxelles et les travaux de Vandermaelen, couvrent généralement l’ensemble du territoire belge, jusqu’au tout dernier publié par Guyot en 1997. Ce sont successivement Havard 1841 ; Tarlier 1852, 1858, 1872 et 1877 ; De Bruyne 1872 ; Hochsteyn 1882 et 1884 ; Guyot 1928 (6e éd.) ; Balsacq 1947 ; Houet 1951 et 1968.
D’autres, comme ceux de Vander Maelen publiés à une époque cruciale entre 1831 et 1838, ne couvrent qu’une seule province, par ex. Tarlier-Wauters 1859-72 pour le Brabant ; Delvaux de Fouron 1835 et 1841-42 ainsi que De Ryckel 1892 pour la prov. de Liège ; Chotin 1866 et Bernier 1879 pour le Hainaut ; Tandel pour la prov. de Luxembourg ; etc.
Il semble que ces dictionnaires administratifs établis par des fonctionnaires à usage de l’administration, ont eu une influence certaine sur la nomenclature officielle. Dans certains cas, leur graphie ou leur forme composée anticipe la notification officielle dans la loi.
Les répertoires utilisés dans les travaux de dialectologie et de toponymie ont été encodés également : la liste de Remouchamps de 1935, l’EDTW de J. Haust de 1941 et Les Noms de communes de Wallonie de J. Herbillon de 1986.
La Commission a bien sûr été consultée à plusieurs reprises. Ainsi en 1929, la Commission, sous la plume de J. Cuvelier, a proposé au Ministre plusieurs simplifications orthographiques ; aucune n’a été retenue si ce n’est Liège au lieu de Liége, mais elles ont été intégrées également.
De tout cela a résulté une sorte de base de données brute, sous la forme d’une liste alphabétique des noms de communes de Wallonie, avec les différentes graphies répertoriées chronologiquement au fur et à mesure des lois et arrêtés royaux et dictionnaires administratifs. Dans la mesure où les communes sont les héritières des anciennes communautés villageoises, il est tentant de voir et de savoir s’il y a eu rupture ou continuité dans la tradition graphique des noms eux-mêmes.
Jean Germain s’interroge dès lors sur la suite à donner à ce travail. En amont, une solution légère consisterait à relever la graphie utilisée dans l’atlas de Ferraris (1771-74) qui précède à peine de 20 ans la première liste considérée comme officielle. Mais on pourrait aussi faire la jonction avec les formes les plus anciennes, généralement médiévales, que l’on trouve dans le Toponymisch woordenboek de M. Gysseling puis dans les recueils de chartes, etc. Généralement, les formes allant du 16e au 18e s. ne sont pas inventoriées systématiquement. C’est évidemment là un gros travail supplémentaire à envisager ; les monographies locales seraient mises à profit.
D’autres renseignements pourraient être ajoutés, tels les gentilés de chaque commune et village ou, plus importantes, la prononciation française du nom et la forme dialectale du nom. Pour la prononciation, on dispose déjà des notations de Léon Warnant et de Jean-Marie Pierret, mais faut-il se limiter de les fournir dans le système de l’API, difficilement accessible pour beaucoup ? Faudrait-il les doubler dans une forme simplifiée, de type « fellérien » ?
Pour la forme dialectale du nom, notre confrère Jean-Luc Fauconnier s’y était risqué il y a quelques années ; en sont issus une liste de référence et un petit Code postal en wallon, qui recourent essentiellement au relevé EDTW de J. Haust. Jean-Marie Pierret a rédigé un compte rendu critique de cet essai en montrant les limites d’une telle entreprise et en proposant de nombreuses solutions alternatives plus proches de l’usage français.
Enfin, la démarche est sous-tendue par l’intérêt tout particulier réservé aux toponymes composés, soit par apposition (type Bossut-Gottechain), soit par détermination (type Villers-le-Gambon ou Vaux-les-Rosières), soit par d’autres processus. Il serait intéressant de savoir dans quelles circonstances et surtout à quelle époque ces divers déterminants sont apparus ? Le régime français y a-t-il joué un rôle déterminant ? Est-ce plus ancien ? Quel rôle attribuer éventuellement aux cartographes et aux auteurs de dictionnaires administratifs ? On sait en effet, d’expérience, que ces déterminants sont essentiels quand ils se côtoient dans les colonnes d’un dictionnaire ou les rapports de fonctionnaires, bien plus que dans la réalité orale locale.

Un site internet propre

Les membres s’accordent sur la nécessité d'une actualisation permanente de leur site internet propre (www.toponymie-dialectologie.be), pour qu'il reflète les activités scientifiques et les activités d'expertise (consultation des pouvoirs publics) de la Commission, ainsi que les activités scientifiques, publications et contacts internationaux de ses membres. Les membres transmettent régulièrement leurs propositions d'actualisation au gestionnaire du site (‘webmaster’). Le site web permet en outre de compléter les publications de la Commission en offrant plusieurs liens vers les résumés en d’autres langues et vers des cartes toponymiques ou dialectologiques difficiles à publier.

Un comité de lecture

Les membres des deux sections de la Commission de Toponymie & Dialectologie ont constitué un comité de lecture commun (nl.: ‘redactieraad’) pour la revue de la Commission (Bulletin / Handelingen). Ce comité scientifique externe est composé des onze membres étrangers dont voici les noms : Eva BUCHI, Jean-Pierre CHAMBON, Georg CORNELISSEN, A.C.M.GOEMAN, Ludger KREMER, Wulf MÜLLER, Bertie NEETHLING, Hermann NIEBAUM, Damaris NÜBLING, Jean-Louis VAXELAIRE et Stefan ZIMMER. Ces ‘peer reviewers’, experts dans les différentes disciplines scientifiques des publications de la Commission, veillent, de concert avec l’équipe rédactionnelle (les membres de la Commission), à l’excellence scientifique de la revue et garantissent ainsi un classement (‘ranking’) élevé en matière de bibliométrie internationale.

Constitution du bureau et composition de la Commission

Les élections à la Commission ont eu lieu lors des réunions des sections et de la séance plénière du 6 février 2012. Le bureau de la Commission est composé de la façon suivante pour les années 2012 & 2013:
Section wallonne

Section flamande Le bureau de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie – Koninklijke Commissie voor Toponymie en Dialectologie

La Commission déplore le décès de son membre honoraire René JONGEN (°le 8 novembre 1935) le 30 juillet 2012 à Louvain (Gasthuisberg). Suite à l’admission à l’honorariat des collègues Michel FRANCARD, Ward VAN OSTA, Hugo RYCKEBOER (le 31 janvier 2011) et Reine MANTOU (le 6 février 2012) quatre vacances de postes étaient à pourvoir à la Commission Royale de Toponymie & Dialectologie. La Section flamande a accueilli comme nouveaux membres : Luc DE GRAUWE (le 6 février) et Karel PEETERS (le 29 octobre 2012). Lors de la réunion des 21 mai et 29 octobre 2012 Pierre VAN NIEUWENHUYSEN et Florian MARIAGE ont été élus comme membre de la Section wallonne.

Publications

Le Bulletin LXXXIV (2012) compte 270 pages. Il a été envoyé aux institutions et revues avec lesquelles nous entretenons des relations d'échange. Les ouvrages parvenus à la Commission, à titre d'achat ou d'échange, sont déposés dans notre bibliothèque, incorporée dans la bibliothèque du Palais des Académies à Bruxelles (rue Ducale 1). Trente exemplaires sont envoyés aux centres scientifiques des universités de Belgique, pour être mis à la disposition des étudiants et chercheurs.

À l’occasion de la parution du dixième volume de l'Atlas linguistique de la Wallonie (sur les vingt prévus) Esther Baiwir dresse, dans ses deux articles sur l’ALW du présent Bulletin (p. 43- 107), un bilan de neuf décennies de recherche. Ils ont été réunis comme n° 11 de la collection des Tirés à part de la Section wallonne (Esther BAIWIR, L'Atlas linguistique de la Wallonie à mi-parcours. État des lieux et perspectives & Index onomasiologique).
Au sujet de la genèse du projet de l’ALW et de ses premiers âges, Esther Baiwir nous offre outre l'introduction du premier volume, une bibliographie sélective. Elle présente succinctement les étapes jalonnant ce parcours, avant d'évoquer les perspectives d'avenir. Les lecteurs y trouveront la liste des points d'enquête et le plan de l'organisation générale de l'ALW, comprenant aussi bien les volumes à paraître que les volumes parus. La deuxième partie du T.-à-p. contient l’index général des notions qui ont été ou seront traitées dans l'œuvre – en attendant la parution du 20e volume.

Mission consultative sur le contrôle des noms de rues et la collaboration avec l'IGN

En matière de changement ou d’attribution de noms de rues, la Section wallonne de la Commission a été consultée en 2012 par les 60 communes wallonnes et bruxelloises, dont les noms suivent : Ath, Aywaille, Bastogne, Beauvechain, Bertogne, Bertrix, Bièvre, Braives, Bruxelles, Burdinne, Chapelle-lez-Herlaimont, Charleroi, Chièvres, Chimay, Comines-Warneton, Court-Saint-Etienne, Daverdisse, Dinant, Ecaussinnes, Fernelmont, Fosses-la-Ville, Froidchapelle, Grâce-Hollogne, Havelange, Herbeumont, Houyet, Ixelles, Juprelle, Léglise, Les Bons Villers, Lessines, Libin, Libramont-Chevigny, Lincent, Malmedy, Marche-en-Famenne, Mons, Mont-Saint-Guibert, Montigny-le-Tilleul, Namur, Nivelles, Ohey, Olne, Orp-Jauche, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Péruwelz, Perwez, Pont-à-Celles, Rendeux, Rochefort, Sambreville, Tellin, Thuin, Tintigny, Vaux-sur-Sûre, Villers-la-Ville, Waimes, Waterloo, Wavre et Woluwé-Saint-Pierre.
La ville de Charleroi fait l’objet d’un travail de fonds et de dédoublonnage, avec une « Commission communale d’odonymie » : 32 nouveaux noms de rues ont déjà été créés. Le travail sera poursuivi en 2013.
En outre, divers dossiers ont été soumis par des administrations et des particuliers à propos de questions de toponymie et de problèmes relatifs aux graphies employées par le cadastre.

XVIe Colloque de la Société d’onomastique française

Sur proposition de son secrétaire, la Section wallonne de la Commission royale de Toponymie et de Dialectologie a proposé d’organiser le 16e colloque de la Société française d’onomastique (SFO) en Belgique. Cette société savante, reconnue internationalement et leader en matière d’onomastique dans l’orbite francophone, est aussi l’éditrice de la Nouvelle revue d’onomastique. Tous les deux ou trois ans, elle invite ses membres et adhérents à des colloques, dans une région et une ville différentes de France. Ces colloques sont thématiques et réservent toujours une session particulière à la région qui invite (en l’occurrence la Wallonie). Pour la première fois, ce colloque se tiendrait en dehors de la France.
Cette initiative s’inscrit dans la politique prônée par le Ministère de la Politique Scientifique Fédérale et développée dans l’article 3 de l’Arrêté ministériel fixant les conditions de subvention des Comités nationaux liés aux Académies en date du 19 janvier 2006.
Les relations entre la SFO et la Section wallonne de la CTD sont très étroites et les contacts fréquents. Lors du 75e anniversaire de la Commission royale de Toponymie et de Dialectologie, en 2001, le président Jacques Chaurand a fait une allocution remarquée sur le thème de la collaboration entre les deux instances (publiée dans le BTD 73, p. 67-73). Les membres de la Commission participent régulièrement aux colloques de la SFO ; ce fut aussi le cas pour quelques membres flamands éminents comme Henri Draye et Maurits Gysseling. Jean Germain a officié comme président du 10e colloque à Reims en 1999.
Le 16e Colloque de la Société française d’onomastique se tiendra dans les locaux de l’Académie du 6 au 8 juin 2013. Le thème du colloque a été défini en fonction des objectifs de la SFO et traitera principalement la Mode en onomastique. André Goosse a accepté d’en être le président d’honneur.

Contacts internationaux

Esther BAIWIR, chargée de recherches au FNRS, a été nommée rédactrice du projet franco-allemand DÉRom (Dictionnaire Étymologique Roman; Laboratoire ATILF, Université Nancy 2, Nancy et Universität des Saarlandes, Sarrebruck).

Marie-Guy BOUTIER a participé, à l'invitation de la Société de linguistique romane, à l'école doctorale internationale d'été de linguistique et de philologie romanes, sous l'égide du professeur Alberto Varvaro; celle-ci s'est tenue à Procida (Naples, 7-13 juin 2012). Ses enseignements, adressées à une vingtaine de doctorants ou jeunes docteurs romanistes acceptés à la « Quinta scuola estiva di linguistica e filologia romanza », avaient pour titre Dialectologie galloromane (v. Revue de linguistique romane 75, 2011, 639-640; 76, 2012, 618-622).

Avec ses deux collègues, Jean GERMAIN a achevé la préparation des actes de la 5e section « Anthroponomastique » du 24e Congrès International des Sciences Onomastiques (ICOS) qui s’était déroulé à Barcelone du 5 au 9 septembre 2011.
En tant que membre du bureau du projet PatRom (Patronymica romanica), il prépare la publication du volume III du dictionnaire consacré aux étymons des animaux domestiques et sauvages.
Il a participé à un travail d’équipe européen, coordonné par Pierre Darlu (Université de Lyon), visant à établir une cartographie générale du top 100 des noms de famille les plus répandus dans chaque pays et chaque province d’Europe occidentale, suivant une grille thématique (NF délexicaux, détoponymiques et déanthroponymiques).
Il a donné quatre conférences sur les noms de famille et sur la toponymie en Belgique, et a répondu à plusieurs sollicitations de spécialistes étrangers à propos de problèmes d’onomastique et d’histoire de la langue française en Wallonie.

Florian MARIAGE a participé à l'organisation de deux colloques en 2012, à Valenciennes et à Courtrai. Le premier, les 18-20 avril 2012, à Valenciennes, organisé en collaboration avec l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, la KU Leuven et le CRHiDI, portait sur : « L’identité au pluriel. Jeux et enjeux des appartenances dans les Anciens Pays-Bas, XIIe-XVIIIe siècles »; il y a donné une communication personnelle portant sur : Les Réseaux, carrières et institutions : les appartenances multiples des lieutenants du bailli de Tournai-Tournaisis (XIVe-XVIe siècles).
La seconde manifestation était une Journée d’étude, tenue le 30 novembre 2012 à Courtrai (KULAK), sur « La frontière franco-belge : une rencontre entre des historiens de l’époque moderne et contemporaine ».

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments les plus distingués.

Bruxelles, fin décembre 2012

Le secrétaire général, José CAJOT

Le président général, Willy Van Langendonck